Livre d’or
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Martine Perroud de Pully a écrit le 18 décembre 2016 à 10 h 57 min
Camp de ski à La Planiaz

Nous allions - les deux classes - en camp de ski à la Planiaz. Nos deux maîtres étaient accompagnés de quelques adultes dont leur épouse pour toute l'intendance et notre encadrement.
Ils étaient généreux et avaient à cœur que chacune et chacun d'entre nous puisse y participer sans grand apport financier de la part de nos parents, ce qui n'eût été possible dans une autre station.
Il n'y avait aucun confort superflu, souvenez-vous; nous devions atteindre la base de notre camp en peau de phoque avec des skis prêtés ou rudimentaires. Il n'y avait aucune installation de ski lift sur place.
Nos descentes étaient le mérite de nos efforts à gravir à ski quelques montées. Nous y avons eu cependant beaucoup de plaisir et de joies.

Le soir, dans le dortoir des filles, impossible de calmer nos pépiements. Nous nous racontions des histoires sans fin, riions de bon cœur. L'heure passant, Albert Gonthier ouvrit la porte et nous ordonna de nous taire et de dormir. Il ajouta que s'il devait revenir, à titre de punition, c'est Martine qui devrait aller dormir à la chaufferie. Bien évidemment, tout continua comme avant et lorsque notre maître revint, je dus en effet descendre au chauffage où il me laissa un certain temps avant de revenir pour me conduire dans le dortoir des adultes où je terminai ma nuit aux côtés de Madame Gonthier. Les autres filles ne se calmèrent pas pour autant, continuèrent de chahuter et furent punies. Elles durent se lever, s'habiller et furent contraintes, le restant de la nuit, à effectuer des tâches domestiques, telles que coupe de bois, épluchure de légumes, etc. Elles passèrent ainsi une nuit blanche et sans doute hélas, le maître aussi.

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