Maurice Besençon 1932-1989
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Maurice Besençon 1932-1989

PY, le 29/04/2022

Le 30 novembre 1989 Maurice Besençon nous quittait des suites d’un cancer du cerveau comme, près de 20 ans plus tard, notre amie Claire-Lise Morier. Marguerite Besençon, avec laquelle Marlyse et moi avions partagé un repas en 2017, nous avait un peu parlé de la maladie de son mari. Maurice était une personne qui vivait sainement et sans excès. Il était proche de la nature, mangeait bio et naturel et faisait beaucoup de marche en montagne. Comme ils n’avaient pas eu d’enfant, le couple se réjouissait beaucoup de pouvoir profiter ensemble de leur retraite et de pouvoir voyager.

L’annonce de ce cancer a été un véritable coup de massue et Maurice a eu beaucoup de peine à l’accepter. D’autant qu’il n’y avait pratiquement rien à faire car ce type de maladie avait propagé des cellules cancéreuses dans tout son cerveau, comme des étoiles dans le ciel. Ce n’était donc pas opérable. Marguerite nous a expliqué qu’Albert Gonthier a été d’un immense soutien pendant toute cette période et qu’à la fin, à l’hôpital, il venait voir Maurice tous les jours et que très souvent, il le faisait rire.

Vous pouvez lire ci-dessous le texte qu’Albert Gonthier a publié dans l’Est Vaudois en hommage à Maurice Besençon.

Ancien inspecteur scolaire
Décès de M. Maurice Besençon

Une personnalité de l’enseignement vaudois, bien connue dans la région, vient de disparaître. Conseiller pédagogique depuis 1971 (inspecteur scolaire selon l’ancienne dénomination), Maurice Besençon était un homme droit direct et chaleureux, qui fut toute sa vie fidèle à ses principes, à ses choix et à ses amis. Après quatre ans à Vallamand, dans le Vully, il fut nommé maître primaire à Montreux.

Neuf ans plus tard, il obtint son brevet de maître de classe supérieure:• il enseigna alors à l’ancien Collège de Vernex. Homme de plein air, riche de bonne humeur et d’histoires drôles, il se faisait tout particulièrement apprécier de ses élèves lors des courses d’école et des camps de ski. Il fut aussi un pionnier des échanges scolaires. Pendant cette période, Maurice Besençon présida la Société pédagogique vaudoise. Puis il devint conseiller pédagogique et même adjoint au chef de service. Mais Maurice était un homme de terrain et de contact; il reprit promptement son travail itinérant auprès des classes de son arrondissement, apprécié partout pour sa discrétion, son efficacité, sa droiture assortie d’une psychologie nuancée.

Tel était l’homme qu’un mal sans espoir vient d’emporter, plongeant son épouse et ses amis dans une profonde tristesse, tempérée à vrai dire par la trace exemplaire laissée par le disparu.

Albert Gonthier