Le bourlingueur
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Le blockbuster de l’été

Dernièrement a eu lieu aux Planches, endroit privilégié des hauts de Montreux, une rencontre pour le moins surprenante entre notre mère à tous, Gigi la danseuse de tango et Patate le breaker déjanté. De cette rencontre est née une vidéo, âmes sensibles s’abstenir, tournée sur le toit de la maison de Philippe après un apéro bien arrosé. Avec Gilberte dans le rôle de la caméra women et Phiphi des Planches dans celui du double génétique de Stromae. Bon visionnement…

Si Philippe est monté sur son toit, ce n’est pas un acte pour autant entièrement gratuit. Il l’a fait pour attirer l’attention sur un projet de vie sociétale qui lui tient particulièrement à cœur et qui décrit une société sans hiérarchie : L’AIDEN !

Je vous recommande vivement de jeter un œil à ce projet (même deux tant que vous y êtes) que je trouve d’une intelligence et d’une humanité rare. Chapeau bas à notre ami. Vous pouvez prendre connaissance de ce projet en cliquant sur le lien ci-dessous.

Lien vers le projet AIDEN

Mais il est également un autre aspect de la personnalité de Philippe que j’aimerais vous faire partager.

Au premier contact que nous avons eu après l’annonce de notre rencontre l’an passé, Philippe m’a envoyé ce petit mot que je vous livre :

Salut Pierre-Yves, je te transmets mon (mes no de Natel), 078 718 13 62 (pour la plaine) 079 704 68 98 (c’est plutôt celui de ma femme, mais aux Leysettes, mon petit hameau au dessous du zoo des Marécottes, le 078 ne passe pas.) Si cela t’intéresse, tu peux trouver un documentaire de 6 à 8 mn. datant de 1960 dans les archives de la RTS sur mon hameau (c’est le premier document archivé de la RTS). musique lugubre, car ils pensaient qu’il allait disparaître. Mais après savoir eu un coup de coeur, je l’ai acheté avec 1 copain en 1990 après 30 ans d’abandon) Encore merci pour toute cette préparation. Philippe Bron

Depuis cette date, Philippe s’est attelé à restaurer ce hameau que je ne désespère pas aller voir un jour.

En cliquant sur ce lien, vous pouvez accéder au reportage archivé de la RTS

Bonne séance à tous

Votre WEB Master

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vais vous parler un peu de notre ami Philippe Bron dit Patate le bien nommé. Sous ses airs de baroudeur et sa dégaine à jouer dans des séries B, se cache un personnage étonnant et attachant. Un personnage romanesque à la trajectoire de vie particulièrement riche sur le plan humain.

De juillet 1979 à juin 1980, il part à l’aventure avec un pote pour un voyage qui leur laissera un souvenir impérissable. Avec un petit budget de Fr. 5’000.00 par tête de pipe, y compris le voyage aller-retour et l’équipement, ils privilégient souvent la marche à pied, le bus, le train à l’avion pour les paysages et le contact humain. Tous les jours ne furent pas roses et de nombreuses et pénibles maladies ont marqué leur corps, mais l’aventure fut tout de même enrichissante et passionnante.

Voici un petit aperçu de leur périple :

Juillet 79 : Suisse – frontière afghane
Août 79 : Traversée de l’Afghanistan et du Chistral
Septembre 79 : Pakistan via Cachemire indien via Leh
Octobre 79 : Trek au Laddakh et retour sur le Cachemire
Novembre 79 : Himachal-Pradesh – Himalaya
Décembre 79 : Rajasthan
Jnvier 80 : Goa
Février 80 : Descente vers le sud : Karnataka, Kerala, Tamil-Nadu
Mars 80 : Remontée vers le nord. Hampi, Bombay
Avril 80 : La Cumba Mella d’Ujjaïne (Madya Pradesh)
Mai 80 : Dehli via Chitral
Juin 80 : Les Kalashs

Philippe découvre en juin 1980 les Kalashs du Chitral qui forment un peuple du Pakistan septentrional parlant le kalashamon, une langue indo-aryenne, et encore polythéiste. Plus de 100 000 au 19e siècle, ils ne sont plus que de 3 000 à 6 000 individus. La culture Kalash a été jusqu’ici préservée grâce à l’isolement et au strict respect des traditions (les ethnologues estiment que leurs croyances n’ont que très peu évolué depuis 2 300 ans), cependant ils se convertissent peu à peu à l’islam.

Comme les Nouristanis, ils gardent le phénotype européen (peau, cheveux et yeux clairs) que les légendes locales voudraient faire descendre de soldats issus des troupes d’Alexandre le Grand. Or, selon des études menées depuis trente ans par l’ethnologue Augusto S. Cacopardo, cette région de l’Hindou Kouch n’a jamais fait partie de la satrapie (division administrative dans l’Empire perse) de Bactriane. De plus, il n’existe aucune trace d’un personnage pouvant s’approcher d’Alexandre le Grand dans la tradition orale et la mythologie kalash. Par ailleurs, la linguistique met clairement en évidence l’absence de rapport entre le grec et le kalashamon. Les Kalashs sont en réalité le dernier peuple issu des Kafirs (littéralement, les « infidèles »), dont la grande majorité a été convertie à l’islam, il y a moins de deux siècles1.

Ils ne vivent plus que dans trois vallées du Pakistan, Bumboret, Rumbur, et Birir. Il n’y a pas actuellement de rapport entre les Kalashs du Pakistan et ceux d’Afghanistan.

Les hommes s’en vont sur les pâturages d’altitude avec leurs troupeaux tandis que les femmes cultivent les champs, dans les vallées, près de leurs villages. Cette société est fortement patriarcale, les valeurs viriles étant exacerbées. Elle était patrilinéaire.

La fête la plus importante est celle de Joshi au mois de mai qui annonce les premières transhumances. Les Kalashs sont également réputés pour leurs fêtes de solstice, durant plusieurs jours et incluant des sacrifices animaux. (Sources Wikipedia)

De cette rencontre, Philippe en a ramené quelques photos que vous pouvez découvrir ci-dessous